Techniques de Base

Cartographie - Orientation

Cartographie - Orientation

Orienter une carte

Les nord

On distinguera deux Nord :

Pourquoi l’orientation ? Elle permet de relier le paysage observé avec sa représentation sur la carte. Deux méthodes : avec une boussole ou sans boussole.

 

Orienter la carte avec une boussole

On utilise les méridiens (lignes imaginaires qui relient le Nord au Sud).

Les méridiens sont les lignes noires fines qui traversent la carte de haut en bas. Sur la carte le nord est en haut.

Attention à ne pas les confondre avec les carrés DFCI ou le quadrillage GPS.

Sur la boussole le nord est pointé par l’aiguille rouge. Attention le cadran (qui tourne) ne sert qu’à tirer les azimuts et est inutile à l’orientation.

La boussole et la carte doivent être posés à plat.

Ne pas orienter sur le capot des voitures, à proximité d’un téléphone, d’une ligne à haute tension ou électrique, ou d’une masse métallique.

 

Orienter la carte sans boussole

En utilisant les points remarquables

Vous devez d’abord savoir où vous vous situez sur la carte, puis utiliser votre environnement immédiat.

On repère au loin des points remarquables (mer, citerne, usine, sommet...). On positionne la carte de façon à aligner le point de repère représenté sur la carte avec le point de repère réel sur le terrain. Il faut au moins deux points remarquables pour positionner correctement la carte.

Cartographie - Orientation

Prendre un Azimut

Quand je suis en vigie

J’oriente ma boussole au Nord.

En gardant la boussole dans cette position je tourne le cercle pour garder le Nord de la boussole sur le Nord du cercle. Je pointe avec la flèche du support ce que je veux signaler.

Le chiffre correspondant à la flèche du support est l’azimut.

 

Quand je suis au PC

Je pose le centre de la boussole sur l’emplacement de la vigie ou de la patrouille.

J’aligne le Nord de l’aiguille avec le Nord du cercle.

Puis en gardant ces deux Nord aligné, j’oriente le support sur le chiffre indiqué.

Transmission

Randonner dans les Calanques

Randonner, se promener l’été dans le massif des Calanques est un réel plaisir tant les paysages offrent des panoramas à couper le souffle.

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Des milliers de randonneurs empruntent les chemins au sein du Parc National, ce qui entraîne une vigilance particulière tant la nature est fragile et exposée à de nombreux risques.

Spontanément, on pense au risque d’incendies, qui est effectivement majoré l’été du fait de la sécheresse et sous l’action aggravante du vent, dans un contexte de changement climatique qui apporte une amplification du contexte dangereux.

La nature elle-même est vulnérable, du fait de l’importance de la fréquentation, et des risques de négligence, d’imprudence ou de malveillance. Certaines espèces endémiques sont discrètes et fragiles et nécessitent d’être préservées, certains milieux sont uniques et ne pourront pas se reconstituer (comme les pierriers qui sont des vestiges d’activité glaciaire, mais il n’y a plus de glaciers dans les Calanques).

La végétation se reconstitue après les incendies, mais lentement et avec de plus en plus de difficultés si les feux reviennent trop souvent. Cela amène une modification significative des paysages, car un des rôles de la végétation est de maintenir la terre sur le socle rocheux. S’il n’y a plus de racines pour le faire, alors l’érosion devient très importante.

Il y a aussi autre chose qui est fragile dans le massif : ce sont les randonneurs eux-mêmes, qui quand ils sont mal préparés et/ou équipés, s’exposent à des accidents ou des situations fâcheuses.

Nous allons voir ici comment comprendre les risques et s’en prémunir, au moyen de quelques règles simples de prudence.

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Le Risque Incendie

L’été, de juin à septembre, l’accès aux massifs forestiers des Calanques est règlementé, en tenant compte du risque incendie qui est déterminé quotidiennement.

Fruit de la combinaison de nombreux facteurs (météo, hygrométrie, évènements exceptionnels…) il permet avec un code couleur simple de connaître les conditions d’accès au massif forestier.

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Chaque jour, il est consultable sur internet, ou avec l’application Envie de Balade sur mobile.

Pour les randonneurs, c’est encore plus simple : la couleur de risque ROUGE indique que toute présence dans les massifs est INTERDITE.

Pourquoi une interdiction ?

Tout contrevenant ne respectant pas ces règles est passible d’amende de 4ème classe et de poursuites pénales et, en cas d’incendie, d’une amende pouvant atteindre 3,750 euros (article R322.5 du code forestier).

Il faut donc, avant toute sortie en forêt dans le massif des Calanques :

Sur le terrain, des agents de l'Office National des Forêts, du Parc National des Calanques, des pompiers dans le cadre des missions VLS et des scouts en missions de surveillance des forêts veillent et signalent tout départ de feu. Ils sont en tenue et agissent selon les dispositions de l'ordre départemental feux de forêts.

 

Préserver la Nature

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Il est indispensable quand on évolue dans le massif des Calanques de ne pas sortir des sentiers balisés.

Cela permet non seulement de faciliter votre récupération en cas de départ de feu, mais aussi de préserver les sols et la végétation :

La flore est très diversifiée, parfois rare, et bien adaptée au milieu aride des Calanques. Il ne faut pas déséquilibrer ce milieu fragile.

 

Tout bivouac est interdit dans l’enceinte du Parc National des Calanques.

 

Comme partout ailleurs, il faut veiller strictement à ne pas laisser de déchets, on peut même avoir avec soi un « deuxième sac » pour emporter les déchets abandonnés que l’on serait amenés à rencontrer.

Il en est de même pour la faune : rapaces, rongeurs, reptiles, mammifères, qui dans le Parc National doivent être protégés et rester tranquilles.

Éviter les nuisances sonores (enceintes bluetooth…) et ne pas nourrir les animaux, y compris les sangliers.

 

Se Préparer et s'équiper